L insuffisance rénale aigue pdf

Quelle qu’en soit la cause, l’obstruction des voies urinaires s’oppose brutalement à la filtration glomérulaire et est responsable de lésions tubulo-interstitielles. Une obstruction prolongée l insuffisance rénale aigue pdf conduire à une atteinte rénale irréversible.

Ce type d’IRA est dit « post-rénal » car son étiologie se situe en aval des reins. Sa découverte nécessite une prise en charge médico-chirurgicale en urgence. Physiopathologie de la néphropathie obstructive La néphropathie obstructive est une cause d’insuffisance rénale relativement fréquente, en particulier chez l’enfant. Elle peut être congénitale, s’associant alors en général à un syndrome de la jonction pyélo-urétérale, ou acquise. La physiopathologie des altérations rénales secondaires à l’obstruction repose en grande partie sur l’inflammation, initiée par l’élévation de la pression hydrostatique dans le rein. Dès les premières heures le rein obstrué présente une dilatation des tubules, conséquence d’un aplatissement des cellules épithéliales sous l’effet de la pression et d’une desquamation débutante qui s’associe à une apoptose épithéliale.

En effet, l’initiation de mécanismes profibrosants conduit à l’accumulation progressive de matrice extracellulaire, mutilant le parenchyme rénal fonctionnel y compris après la levée de l’obstacle. Compte tenu de ces éléments, la prise en charge globale de l’IRA obstructive aura pour objectifs de mettre en œuvre, en parallèle, les mesures thérapeutiques urgentes indispensables pour pallier les conséquences de l’altération de fonction rénale et de lever au plus tôt l’obstacle pour permettre la reprise de fonction du rein obstrué et réduire ses conséquences délétères à plus long terme. Diagnostic En présence d’une insuffisance rénale, la précocité du diagnostic d’obstruction est essentielle, la majorité des cas d’IRA sur obstacle étant réversible lorsque la prise en charge urologique est initiée à temps. La présentation clinique de l’IRA obstructive varie selon le terrain, le site de l’obstacle, la rapidité d’installation et le caractère complet ou incomplet de l’obstruction. Lorsqu’une obstruction chronique est à l’origine de l’insuffisance rénale le patient est souvent asymptomatique. IRA obstructive est en général symptomatique, la douleur traduisant la distension de la vessie, de l’arbre urinaire ou l’hydronéphrose.

Dans tous les cas, la découverte d’une insuffisance rénale inexpliquée doit faire rechercher un obstacle sur les voies excrétrices. La sévérité de la surcharge hydrosodée s’apprécie cliniquement, par la présence d’un œdème pulmonaire et d’une diminution de la SpO2. Le risque d’OAP est d’autant plus grand que la fonction cardiaque du patient est altérée. Une HTA s’associe classiquement au tableau mais présente rarement un caractère de gravité à elle seule. L’hyperkaliémie peut être considérée comme le risque vital majeur dans l’IRA obstructive. IRA anurique, car le risque d’aggravation à court terme et de conséquences myocardiques est fortement majoré par rapport aux hyperkaliémies des IRA non anuriques ou des insuffisances rénales chroniques.

L’acidose métabolique et l’élévation des toxines urémiques sont plus rarement responsables de la morbimortalité aiguë de l’obstruction, mais devront être prises en compte lors de l’évaluation médicale initiale. Prise en charge médicale Lorsque le diagnostic d’IRA obstructive est établi l’urgence est à la levée de l’obstacle, seul traitement susceptible de corriger rapidement et durablement les anomalies cliniques et biologiques en rapport avec l’insuffisance rénale. La conduite à tenir médicale est donc principalement dictée par les conséquences de l’insuffisance rénale. Bien qu’il existe des recommandations de sociétés savantes concernant la prise en charge de l’IRA en général, aucune à notre connaissance ne fournit de recommandation spécifique pour guider la décision clinique dans le cas particulier de l’IRA obstructive. En présence d’une IRA les « KDIGO » recommandent d’initier l’épuration extra-rénale en urgence lorsque les complications hydroélectrolytiques ou la surcharge menacent le pronostic vital à court terme . L, ou en cas d’OAP anurique.

En dehors de l’urgence vitale, la nécessité d’une anesthésie générale pour le geste urologique peut également représenter une indication potentielle à l’hémodialyse lorsque les troubles hydroélectrolytiques après traitement médical contre-indiquent la prise en charge anesthésique. Dans les cas intermédiaires, le traitement médical de l’hyperkaliémie est souvent suffisant et permet la réalisation du geste urologique urgent. Le SLO survient généralement lorsque l’obstruction se développe rapidement sur un rein sain. Dans un travail rétrospectif, Hamdi et al. La physiopathologie du SLO est liée aux conséquences d’une altération des fonctions tubulaires lors de la phase d’obstruction. Après la survenue d’un obstacle urétéral, le DFG décroît rapidement.

La récupération de la filtration glomérulaire, après levée de l’obstacle, dépend essentiellement de la durée de celui-ci. Après une obstruction inférieure à sept jours, la plupart des patients récupéreront leur DFG antérieur. Il n’existe pas de signe clinique spécifique du SLO. Elle peut induire rapidement une déplétion hydrosodée sévère allant jusqu’au collapsus vasculaire. L’insuffisance rénale obstructive peut alors devenir fonctionnelle. La prise en charge thérapeutique du SLO consiste en l’administration de solutés visant à compenser les pertes hydroélectrolytiques, sans pérenniser pour autant la polyurie . En cas de polyurie massive, de signes cliniques de déshydratation extracellulaire, ou chez un patient ne pouvant s’hydrater de façon autonome, une compensation de la diurèse peut s’avérer nécessaire transitoirement, associée à une supplémentation en électrolytes adaptée aux ionogrammes et à la clinique.